
Donner une valeur économique durable aux forêts tropicales est essentiel pour les protéger.
L’interdiction totale d’exploiter le bois tropical peut conduire à la déforestation par manque d’alternatives économiques. En attribuant aux forêts une valeur durable, leur conservation devient un choix rentable et attractif pour les communautés locales et les acteurs économiques.
Une gestion forestière durable limite les impacts environnementaux tout en créant des bénéfices pour les populations locales.
Combinée à un réseau d’aires protégées, l’exploitation certifiée (FSC, PEFC) permet : la création d’emplois locaux et l’amélioration des conditions de vie, la protection de la faune, la réduction de l’impact environnemental (dégradation limitée plutôt que déforestation), l’identification et la protection des zones à haute valeur de conservation, la régénération contrôlée des forêts et la traçabilité du bois.
Investir dans la préservation des forêts tropicales peut être rentable et bénéfique pour le climat.
Les crédits carbone et les paiements pour services environnementaux permettent aux entreprises et institutions de financer la conservation des forêts, à condition que les projets démontrent une réelle séquestration de carbone et contribuent à la préservation des écosystèmes.
La science guide la conservation durable.
L’Université de Liège, et en particulier certaines de ses facultés, joue un rôle actif dans la recherche forestière, avec une attention particulière portée aux milieux tropicaux.
La CARE – Forest is Life, rattachée à la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech, développe de nombreux projets et thèses appliquées autour des thématiques suivantes :
- Dynamiques écologiques et biologiques : étude de la flore et de la faune des forêts tropicales africaines (plantes, primates, éléphants, félins), de leur écologie, de leur conservation et des effets du changement climatique sur ces écosystèmes.
- Gestion durable des forêts : pratiques d’exploitation forestière à faible impact, reboisement, gestion de pépinières, modélisation du stockage de carbone et analyse des facteurs de déforestation.
- Systèmes de production intégrés : développement et étude des systèmes agroforestiers (cacao, poivre, manioc, piments, etc.) conciliant production agricole et préservation des écosystèmes.
- Enjeux socio-économiques et culturels : articulation entre les besoins des communautés locales et peuples autochtones, la conservation de la nature et les valorisations économiques possibles.
- Cadre réglementaire et diffusion des connaissances : suivi des politiques et réglementations internationales (EUDR, CITES, UICN), production d’ouvrages de vulgarisation et transfert des savoirs vers les gestionnaires de terrain.
Cette expertise permet d’éclairer la gestion durable des forêts et de proposer des solutions concrètes, basées sur la science, pour leur préservation.
Privilégier des cultures durables réduit la pression sur les forêts.
Les monocultures comme l’huile de palme, le soja, le café ou le cacao sont des facteurs majeurs de déforestation. Choisir des filières agroforestières et responsables, ainsi que réduire la consommation de produits issus de la déforestation, contribue à la préservation des écosystèmes forestiers.
Le bois durable est un matériau renouvelable qui valorise la forêt.
Opter pour du bois légal et certifié (FSC, PEFC) participe à la conservation des forêts tropicales. Contrairement aux idées reçues, une exploitation bien réglementée ne détruit pas les forêts mais leur donne une valeur économique. Le bois peut remplacer le béton et s’utiliser pour le mobilier et la construction, tout en restant un puits de carbone.
Moins de viande, moins de déforestation.
Une grande partie du bœuf et du soja au Brésil contribue à la destruction des forêts tropicales. Réduire la consommation de viande rouge limite la déforestation et diminue les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre.
Chaque geste compte pour protéger les forêts.
Il est possible de soutenir financièrement des ONG ou des aires protégées impliquées dans la gestion durable des ressources tropicales, tout en tenant compte des besoins des populations locales.
Quelques exemples d'ONG et ASBL qui agissent sur ce sujet :

